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Sexualité et Couple

Sophie Bergeron  Ph.D

Nouvelles SCOUP

Saviez-vous que le blâme entraîne des effets sur les couples en traitement de fertilité?

Une récente étude réalisée par le laboratoire d’Étude du couple dirigé par Katherine Péloquin s’est intéressée au rôle de l'auto-blâme et du blâme envers le partenaire pour expliquer l'ajustement psychologique et relationnel chez les couples présentant un problème de fertilité. Cette étude a utilisé une approche dyadique pour explorer les liens entre le fait de se blâmer et le fait de blâmer son partenaire ainsi que les symptômes de dépression et d’anxiété, de même que la satisfaction conjugale. Au total, 279 couples ayant des problèmes de fertilité ont été recrutés par leur gynécologue lors de leur première visite dans deux cliniques de fertilité situées dans les environs de Montréal et ont été interrogés sur plusieurs facteurs, notamment dans quelle mesure ceux-ci se blâmaient ou blâmaient leur partenaire pour leurs difficultés à concevoir.

Qu’avons-nous trouvé?

Se sentir responsable : Les résultats démontrent que lorsque la personne se sent responsable (auto-blâme) des problèmes de fertilité du couple, elle rapporte davantage de symptômes de dépression et d’anxiété, de même que moins de satisfaction dans son couple.

De plus, lorsque la femme se sent responsable des problèmes de fertilité, son partenaire rapporte davantage de symptômes dépressifs et anxieux.

Blâmer son partenaire : Lorsque les femmes blâment leur partenaire pour l’infertilité du couple, elles ressentent plus de symptômes de dépression et d’anxiété, en plus d’être moins satisfaites dans leur relation de couple. Le fait de blâmer son partenaire peut entraîner une plus faible satisfaction conjugale chez ce dernier.

Pour plus de détails, nous vous invitons à consulter l’article complet :

Péloquin, K., Brassard, A., Arpin, V., Sabourin, S., & Wright, J. (2018). Whose’ fault is it? Blame predicting psychological adjustment and couple satisfaction in couples seeking fertility treatment. Journal of Psychosomatic Obstetrics & Gynecology, 39(1), 64-72. doi:10.1080/0167482X.2017.1289369

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