ÉQUIPE SCOUP 
Sexualité et Couple

Sophie Bergeron  Ph.D

Nouvelles SCOUP

Quelques liens entre la sursexualisation, l’attachement amoureux et l’intimité

Une étude récente s’est penchée sur la sursexualisation et ses implications relationnelles. Alors que depuis quelques années, le thème de l’hypersexualisation des mineurs se retrouve à la une des tribunes québécoises et internationales, la sursexualisation concerne plutôt les jeunes adultes. Ce phénomène implique une identité et des conduites fortement influencées par les messages sexualisés des médias, une apparence objectifiée ainsi qu’une tendance à avoir des relations interpersonnelles axées sur la séduction et la sexualité. Cette étude pose la question suivante: comment l’attachement et l’intimité amoureux sont-ils associés à l’adoption de conduites sursexualisées? Pour y répondre, 494 femmes et 93 hommes âgés de 18 à 29 ans ont rempli des questionnaires en ligne évaluant la sursexualisation, l’attachement amoureux et l’intimité.

Que disent les résultats?

En ce qui concerne l’attachement, les résultats indiquent que l’attachement de type anxieux est lié à plusieurs conduites sursexualisées, telles que le surinvestissement de l’apparence sexualisée, l’objectification et la sexualité basée sur la performance. Cette dernière association est d’ailleurs plus forte chez les hommes. L’attachement de type évitant est lié à la séduction et à un plus faible sens accordé à la sexualité. Par ailleurs, le fait d’adopter un discours sexualisé est associé à une meilleure perception de l’intimité émotionnelle, sociale, sexuelle et récréative. Accorder un sens intime à sa sexualité est aussi relié à une meilleure intimité globale. À l’inverse, l’objectification est liée à une plus faible intimité récréative (loisirs partagés en couple), l’attitude séductrice à une plus faible intimité émotionnelle et le fait de surinvestir son apparence sexualisée à une plus faible intimité sexuelle.

En somme, les conduites sursexualisées sont liées à plusieurs aspects des relations intimes, et ce, d’une manière parfois différente chez les hommes et les femmes.

Pour en savoir plus, consultez l’article complet :

Brassard, A., Perron-Laplante, J., Lachapelle, É., de Pierrepont, C., & Péloquin, K. (2018). Oversexualization among emerging adults: Preliminary associations with romantic attachment and intimacy. Canadian Journal of Human Sexuality, 27(3), 235–247. doi: 10.3138/cjhs.2017-0031

Bannière de logos

 

 

Admin